Les 6 tentatives de récits

☞ TENTATIVE − Action par laquelle on tente ou essaie de faire réussir quelque chose qui présente un caractère difficile ou périlleux. Synonyme : essai, démarche

En 2h d'atelier, six groupes de trois personnes ont produit une tentative de récit à partir d'un des questionnements posés.

2 - LE RÉCIT PEUT IL PARLER DE L’EXPÉRIENCE ET DÉPASSER LE LIEU ?

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Tribu : Hélène, Mireille, Suzie

Tentative : À partir des récits de nos divers expériences (la vie d'Hélène, l'expérience récente de Mireille le long d'un fleuve de Nouvelle Zélande avec des peuples primitives qui ont des instruments qui font le même bruit que d'autres vietnamiens...) nous nous sommes rendu compte qu'il existait des similarités dans des territoires à premières vues très différents. Comment une expérience est universelle ?

Nous avons proposé une mise en scène de 4 anecdotes de la vie d'Hélène, partagé entre un quartier de l'ile saint Denis et un village en Auvergne. Le rapport homme/femme nous est apparu comme un sujet universel. Alors Suzie et Hélène ont conté 4 scénettes qui n'avaient aucun repères de lieux. Les voici :

COMMENT PRENDRE EN COMPTE LES RÉCITS CONTRADICTOIRES ?

Tribu : JULIANE, ESTER, FANNY.

(en cours d'écriture) Nous décidons de travailler sur l'événement local Cunlhat plage qui se déroulement dans quelques semaines et qui a donné lieu à une discussion vive la veille, prise dans le paradoxe d'un événement plein d'enegrie de ressources et perçu comme positif dans nos réseaux, et a priori de l'intérieur complexe et peu adopté par la population locale... laquelle d'ailleurs ? Nous échangeons à bâtons rompus sur les problématiques, les faits qui cristallisent des tensions sous-jacentes. Nous décidons de s'essaye à l'utilisation d'archétypes, comme en socio - des profil types potentiellement caricaturaux mais qui permettent de mettre des contrastes entre les postures.

Autour de Cunlhat plage on retrouve les figures :

- de la bénévole, très investie par ce biais dans la vie locale, triste de voir que l’événement n'est pas aussi populaire qu'il le souhaitait et créer des divergences plus qu'une vraie communion dans la commune

- du maire, qui est un peu dépasser par l’arrivée de nouvelles populations sur le territoire (qu'il a pourtant encourage) mais surtout par les micro conflictualités qu'elles suscitent

- d'un membre de l'association type comité des fêtes du village, qui fabrique chaque année un merveilleurs radeau mais prend peu part a l'organisation générale

- d'un nouvel arrivant peu enclin a dialoguer avec les gens intolérant et peu engagés du coin

- le voisin raciste et intolérant qui a l'impression de se faire envahir et de n'etre pas reconnu, qui ne comprend pas les codes de l'évènement et avec lu la manière de vivre de ces nouveaux habitants....

Le tout donne lieu à la lecture de texte points de vu. Ce travail fait écho au travail de theatre documentaire dans son essence et du théâtre forum qui peut permettre d'amorcer des débats. On cite le traail remarquable du collectif X entre autre et des projets portés par les Parc autour du Vivre ensemble à la campagne. Ces interactions houleuses font échos aux vagues de migrations des années 70 mais prennent des tonalités différentes qu'il serait intéressant d'observer. En fin de compte ce travail est très intéressant autour de ce sujet de la cohésion sociale rurale mais pourrait être travaillé sur d'autres terrains de projets. On pense à la Gauthière par exemple dont le récit raconte en creux des postures divergentes qui peinent à se rencontrer. Même la fete qui parait etre l'ingrédient phare des interactions simples et de la réunion n'est pas toujours le bon outil ! et est aussi matière à réflexion dans les choix de communication, de fonctionnement, de programmation... Des questions au coeur de l'urbanisme participatif puisque pour se projeter il faut faire corps !

5 - QUELS LANGAGES POUR TRANSMETTRE QUELS TRÉSORS ?

//fictionnaliser, //donnerlaparole, //quiparle

Tribu : Emeline, Cécile, Charlotte.

Tentative : Sous forme d'un petit exercice d'impro, nous proposons un faux SAV (service d'acclimatation au vivant) téléphonique pour accompagnée une randonnée en nature. Nous sommes partie d'une commande réel où il est demandé à des architectes et des paysagistes de faire la narration d'un parcourt de randonnée. Mais que dire ? Qui parle ? Quel est notre rôle ?

EXTRAIT DE L'IMPRO

" - Bonjour vous êtes bien au standard du SAV service d'acclimatation au vivant pour la balade du cercle des six vallées. Pouvez-vous me rappeler votre numéro de dossier ?

(Sur l'autre ligne)

Bonjour vous êtes bien au standard du SAV service d'acclimatation au vivant pour la balade du cercle des six vallées. Pouvez-vous me rappeler votre numéro de dossier ?

... "

6 - COMMENT TRAVAILLER LA PAROLE SYMBOLIQUE DANS NOS PRATIQUES ?

//rêve, //magie, //conte, //fiction

Tribu : Chloé, Emmanuelle, Édith.

Tentative : À partir d'une anecdote réelle issue d'un projet, nous essayons de la faire basculer dans l'onirique, pour la rendre plus distante, plus partageable et potentiellement plus puissante (transformer l'échec). Nous sommes parties d'une histoire qui s'est passée dans le Livradois-Forez et nous avons tiré les cartes du tarot de Marseille à chaque personnage pour nous aider à bâtir le conte. Voilà le résultat :

"LES MOISSONEURS ET LE PAUV’ DIAB"

Le four qui appartenait à personne et à tout le monde

[]L’arcane sans nom[]

C’est l’histoire de moissonneurs faucheurs qui récoltent ce qu’ils sèment, sur la terre commune nourrie par des siècles d’humus humain. Dans le four banal où leurs ancêtres partageaient le feu et le pain, dans ce four commun qui est à personne et à tout le monde, chaque semaine ils faisaient cuire farine et levain issus de leur récolte. Petit à petit ils l’avaient agrandi et ouvert aux voisins pour y accueillir tous les villageois.

[]Le diable []

À côté du four y avait un voisin, un pauv’ diab qui veillait au grain. Il ne supportait pas ces moissonneurs envahisseurs qui usurpaient la terre de ses ancêtres enterrés là. Chaque nuit il se dressait sur le toit du four et priait sur le tombeau de ses aïeux. Un jour que la moisson fut belle, le pain généreux, et la terrasse du four pleine de voisins à craquer, le pauv diab’ entra en liesse, convoqua la papesse pour se plaindre de cette invasion.

[]La papesse[]

La papesse regarda dans son Grand Livre des Normes et n’y retrouva pas ces étranges formes de constructions de bout de bois et de ficelles. Elle appela ses apôtres en Conseil municipal et leur ordonna de tronçonner en morceau de 50cm ces tronçons de vie non déclarés en préfecture. Les apôtres zélés, ont même invoqué le feu pour réduire en cendres les restes du four qui appartenait à personne et à tout le monde.

[]La force[]

Le lendemain à l’aube, certains racontent avoir vu une femme et son lion sans laisse sortir des décombres. Ce jour-là, la force sauvage était partie en chasse dans tout le Livradois-Forez.